Quatre points importants concernant la prière
des enfants dans le cadre de l’Ecole du Dimanche :
1. Enseigner à répondre à Dieu. L’enfant doit savoir qu’il ne doit pas faire la sourde oreille quand Dieu, qui est une personne vivante et présente, lui a parlé. Il peut répondre oui, non, ou plus tard, c’est sa liberté. S’il a bien compris la leçon apportée, l’enfant n’aura pas de difficulté à y répondre. Les autres sujets de prière pourront être apportés dans un second temps.
2. Aider à formuler. L’enfant doit apprendre à formuler une prière cohérente, car Dieu l’écoute, et tout comme l’enfant est intelligent, Dieu l’est aussi, et l’enfant doit le savoir. Mais c’est aussi une prière sincère et honnête. On ne raconte pas n’importe quoi à Dieu pour l’amadouer, pour faire plaisir au moniteur, ou pour épater les copains. Certains enfants ont des difficultés à s’exprimer à haute voix, ou à dire en quelques mots ce qui se passe dans leur cœur. On peut alors poser cette question au groupe : "Qu’allons-nous répondre au Seigneur ?" On peut laisser les enfants s’exprimer, puis les aider à formuler. Cette formulation peut être écrite au tableau. Au cours de la prière, les enfants pourront ainsi y jeter un coup d’œil si besoin. Surtout, bien préciser aux enfants que c’est une aide que vous leur proposez. Ils ne sont pas obligés de prier dans le sens indiqué.
3. Aider à prier. Le moniteur peut proposer à certains enfants de répéter après lui une prière phrase après phrase. Cette méthode peut débloquer des enfants qui ne savent pas prier, mais elle doit rester occasionnelle et ne pas devenir une habitude.
4. Enseigner le respect. Ne tolérons pas de moqueries pendant la prière. L’enfant doit être conscient que Dieu est présent, qu’on ne se moque pas de Lui et qu’on doit respecter ce moment où l’on s’adresse directement à lui.
© Atelier du Moniteur
Ce n’est pas un concours de mémoire ou un devoir religieux. L’enfant mémorise la Parole pour être armé contre les ruses de l’adversaire. Jésus lui-même a utilisé des versets pour repousser le diable. Nos enfants sont-ils plus forts que Jésus ? Armons-les pour les temps de tentation : le diable ne ménage pas ses efforts.

Quel matraquage les enfants ne subissent-ils pas de la part du monde ! S’ils ne connaissent pas la Bible, comment pourront-ils faire les bons choix ?
Nous savons aussi comment le Seigneur se sert de sa Parole pour nous rappeler certaines choses, nous encourager, nous reprendre, nous guider. Ne privons pas les enfants de ce trésor.
L’idéal est que les enfants connaissent le verset par cœur en sortant de la classe. Encore mieux : que le moniteur sache le verset par cœur avant la classe ! Aidons-les en leur préparant des jeux et des supports pour leur faire apprendre le verset non comme une corvée, mais avec joie. Créons une certaine émulation avec des jeux d’équipe. Quand ils sont motivés, les enfants mémorisent facilement.
© Atelier du Moniteur

Autant que cela est possible, il est préférable de remplacer les discours par l’image. Pourquoi ?
Parce que les enfants d’aujourd’hui sont plongés dans un bain médiatique (télé, musique, jeux..). Ce constant "bruit de fond" entraîne des difficultés d’attention et d’écoute du message parlé. Aidons les enfants à surmonter ces difficultés (dont ils ne sont pas responsables) et faisons notre possible pour qu’ils reçoivent le message de Dieu par tous les moyens dont nous pouvons disposer
Images fixées sur tableau blanc
Jésus a particulièrement veillé à se faire bien comprendre de ses auditeurs en utilisant les images à sa portée à ce moment-là : des paraboles, des exemples de la vie courante, des situations (il place un enfant au milieu de ses disciples, il leur fait observer les personnes qui donnent leur offrande à l’entrée du temple…). Si une parabole ne suffisait pas, il ajustait son enseignement avec une seconde, voire une troisième parabole.
Grande image imprimée à poser sur pupitre ou à projeter
Si ces illustrations étaient nécessaires à l’époque où Jésus lui-même enseignait, elles le sont d’autant plus aujourd’hui. Les publicitaires l’ont compris depuis longtemps et utilisent abondamment l’image même en direction des adultes pour interpeller, faire passer des notions, graver certaines choses dans leur esprit.
Dessin au tableau. Facile à réaliser avec un peu d’entraînement
Les images aident les enfants à se concentrer sur le récit biblique. Leur imagination se met aussitôt en route (on peut l’observer sur leur visage) et ils "entrent dans l’histoire".
Les images aident les enfants à comprendre les notions abstraites.
Les images facilitent la mémorisation.
Cliparts fixés sur coeur dessiné au tableau
Il est évident que la préparation d’aides visuelles demande un certain travail. Mais l’impact produit en vaut la peine. Si nous préparons une "super leçon" et que les enfants n’arrivent pas à suivre, à se concentrer sur l’enseignement, nous perdons le bénéfice de notre travail. Si les enfants ne sont pas captivés par notre enseignement, ils se lasseront, semaine après semaine, des longs discours, et après quelques années, ils ne voudront plus l’entendre.
Silhouettes cartonnées sur flanellographe

C’est incontournable ! A un moment ou à un autre, le moniteur doit faire un peu (ou beaucoup) de discipline.
Discipliner veut dire contrôler et amener à l’obéissance et au bon ordre. "Dieu n’est pas pour le désordre, mais pour la paix." (1 Corinthiens14.33). L’enfant qui vient à l’École du dimanche doit savoir qu’il entre dans la maison de Dieu, et qu’il doit avoir une attitude respectueuse envers Dieu, envers ce lieu, et envers ceux qui le fréquentent. Pour l’aider à cela, la discipline est indispensable.
Ne craignons pas de discipliner. Si nous le faisons avec amour et sagesse, comme le Seigneur le fait à notre égard, les enfants se sentiront rassurés et respectés.
Ne laissons pas le désordre s’installer. Cela peut devenir une habitude. Si c’est le cas pour notre classe, il est possible de rétablir l’ordre avec patience, mais fermeté. Quelques principes :
- Le tout premier conseil : ne pas laisser de temps mort. Des enfants occupés et intéressés ne posent normalement pas de problèmes de discipline.
- Diriger le groupe. Nous devons nous attendre à ce que les enfants nous obéissent. Aussi, n’ayons pas de scrupules à réellement diriger les choses.
- Avoir recours à la menace et au chantage n’est pas une bonne méthode, car elle démontre notre faiblesse aux yeux des enfants et n’assoit pas notre autorité.
- Être positif. On obtient plus en faisant des compliments plutôt que des critiques, par les récompenses que par les punitions. Relevez les bonnes choses, pour encourager les autres à faire de même. Prévoyez des récompenses (gommette, image, bonbon…) à distribuer en fin de séance à ceux qui ont respecté la discipline.
- Définir des règles de conduite. L’enfant a besoin de savoir ce que nous attendons de lui. Quand le "règlement" de la classe n’est pas bien défini, le moniteur est constamment obligé de reprendre les enfants ; ceux-ci pourront même s’en amuser. Conséquences : enfants dissipés et moniteur débordé, déconcentré, énervé… On peut établir une liste de règles (3 ou 4 au plus, comme rester assis pendant la leçon, un seul parle à la fois …) en faisant participer les enfants, puis les afficher. Il est important de s’y maintenir, car les enfants ont un sens aigu de la justice.
- Un entretien particulier avec un enfant particulièrement indiscipliné peut aider à cerner le problème. Quand l’enfant saura que vous avez compris la raison de ses difficultés, son attitude peut changer radicalement.
- Sévir. Dans son rôle d’enseignant, le moniteur doit faire preuve de patience, bien sûr. Mais il ne doit pas accepter comme une fatalité que son travail soit réduit à néant par la mauvaise conduite d’un enfant. Il ne doit pas non plus tolérer que les autres enfants soient empêchés de recevoir la Parole de Dieu. Voici un principe qui peut aider dans ce domaine : c’est le "coupable", et lui seul, qui doit subir les conséquences de ses mauvaises actions. Si sa mauvaise conduite devient inconfortable et ne lui apporte que des désagréments, l’enfant comprendra vite où est son intérêt.
- N’utilisez pas la Parole de Dieu ni les réunions des adultes pour punir. Comment, devenus plus grands, les enfants pourront-ils aimer ce qui a été pour eux une punition ? Utilisez plutôt un système de privation de récompense, de participation à une activité qu’il aime, d’isolement du groupe. Prévoyez à l’avance ce que vous pouvez utiliser de façon à réagir, non sous le coup de l’emportement, mais avec sagesse.
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Depuis que le soleil s’est levé, on entend des piaillements incessants dans le nid confortablement installé. Les petits ont faim, et même très faim. Les parents font des allers et retours continuels pour alimenter leur nichée. Quel travail !
Imaginons un instant que la maman oiseau dépose devant son petit une grosse chenille bien remuante. Elle, elle se régalerait de cette nourriture, mais le petit n’est pas du tout intéressé ! Pourquoi ? Parce que cette chenille ne signifie rien pour lui. Il ne sait pas quoi en faire, il n’en a même pas envie, alors qu’il a très faim.
En fait, (et heureusement pour l’oisillon, sinon il mourrait) la maman oiseau lui donne une nourriture adaptée à ses capacités d’oisillon. C’est la même nourriture que la sienne, mais elle est prédigérée puis régurgitée.
Et alors, la maman n’a pas besoin de forcer l’oisillon à manger : dès qu’elle arrive dans le nid, il se précipite vers elle car il sait qu’il pourra pleinement profiter de ce qu’elle lui donne : c’est facile à manger, c’est très bon et ça le rassasie.
Le processus est le même pour les enfants que nous enseignons. Nous devons préparer et adapter ce que nous leur apportons :
- Énoncer les grandes vérités bibliques en quelques mots soigneusement choisis. Cela demande d’y réfléchir à l’avance, de noter l’explication, en se demandant si l’enfant va bien comprendre.
- Utiliser un vocabulaire compréhensible pour l’enfant (attention au « jargon chrétien »). Ne pas hésiter à préciser le sens de tout mot sortant de l’ordinaire (lépreux, pharisien…).
- Utiliser une version de la Bible facile à lire. Les versets, les vérités qu’on énonce n’ont pas de pouvoir "magique" en eux-mêmes, c’est la pensée qu’ils véhiculent qui est puissante. Il ne suffit pas de les entendre ou de les lire, il faut les comprendre pour recevoir le message qu’ils véhiculent. Il est préférable d’utiliser une traduction à la portée du vocabulaire limité des enfants (Parole de Vie par ex). En effet, il est primordial que le message leur soit immédiatement accessible. Il est important aussi que l’enfant ne perçoive pas la Bible comme un livre moyenâgeux, mais comme une parole de Dieu pour lui aujourd’hui, à son époque, dans son langage.
- Faire court : quand le temps de la leçon est écoulé (au grand maximum 20 mn), on peut continuer à enseigner le même thème, mais sous une autre forme : activités, chants, questionnaires, jeux … Diversifier au maximum ! Tout le travail de préparation nécessaire sera largement récompensé par la joie de voir les enfants recevoir la Parole de Dieu et "se régaler" de votre enseignement. Car rappelons-nous : ils ont faim et soif et ne demandent qu’à recevoir.
© Atelier du Moniteur

Une coopération nécessaire
N’est-ce pas en priorité le rôle des parents, notamment des parents chrétiens, d’enseigner leurs enfants dans les voies de Dieu ? Bien sûr, et c’est irremplaçable. Cependant, il peut arriver qu’ils soient défaillants dans ce domaine pour diverses raisons.
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