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« S’il est petit, on parle de ses parents ; s’il est adolescent, on s’intéresse à sa délinquance ; dans les institutions, il est souvent l’enjeu du débat, appelé à cautionner les choix des adultes. Il n’est plus l’infant d’autrefois, celui qui ne parle pas. Il s’exprime, la parole lui est donnée. C’est aussi en son nom, au nom de son bien que l’on parle.

L’enfant des politiques, des pédagogues, des sociologues, des psys, des parents, est-il le même ? Cette multiplicité des discours souvent contradictoires, qui fondent les pratiques éducatives occidentales modernes, a entraîné une nouvelle conception de l’enfance qui s’est peu à peu inscrite dans les usages et le droit, et qui affecte les rapports d’autorité, d’éducation et de transmission entre les générations. » (Les recherches du Grappe)

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Et pour Dieu l’enfant qui est-il ? 

Sa créature qu’Il aime, qui a de la valeur à ses yeux. Un être unique à part entière, reconnu. Une personne en devenir, qui fait l’objet de toute son attention et avec qui Il veut communiquer. Quelqu’un qui sera capable d’assumer des responsabilités importantes.

Dieu intervientL’enfant n’a pas changé aux yeux de Dieu, et son amour n’a pas varié à son égard. Dieu ne discourt pas sur l’enfant, Il le connaît parfaitement, il voit où il se trouve, il sait de quoi il a besoin, il est capable de l’entendre et de répondre à son cri. Il l’aime d’un amour incommensurable. Ne dit-il pas dans la Bible : « Si une femme abandonnait l’enfant qu’elle allaite, moi je le recueillerai dit l’Eternel. » « Laissez les enfants venir à moi ! Ne les en empêchez pas » dit Jésus (Luc 18 :16)

J’aime l’intervention de Dieu dans le récit que nous trouvons dans le livre de la Genèse au chapitre 21 du verset 17 à 20. Une servante vient d’être chassée de la maison de son maître avec son enfant dans le désert. Elle pleure et ne sait que faire.

Un ange vient et lui parle : « Dieu a entendu la voix de l’enfant ; dans le lieu où il est. Lève toi, prends l’enfant, saisis-le de ta main ; car je ferai de lui une grande nation. » C’est un ordre, mais avec une promesse. « Je ferai de lui… » « Elle alla remplir d’eau l’outre, et lui donna à boire. Dieu fut avec l’enfant, qui grandit… »

Agar a obéi, Dieu a tenu sa promesse. Il n’abandonna pas l’enfant, mais le bénit. Il est un Dieu qui aime tous les enfants de la même manière, quelque soit la couleur de leur peau, le lieu où ils demeurent, qu’ils soient riches ou dénués de tout. Il est un Dieu de consolation, de miséricorde, un Dieu qui ne fait acception de personne. Il prend soin de sa créature contrairement à ce que nous entendons dire très souvent : « Où est Dieu et que fait-il ? » A croire qu’Il est l’auteur du mal ! Ceci relève d’une grande méconnaissance de sa nature. Rien n’est caché à ses yeux. Il voit les enfants où qu’ils se trouvent, Il connaît leurs besoins, leur soif, dans ce monde si aride. Il nous dit encore : « Levez-vous, saisissez-les par la main. »

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Nous voulons répondre

… avec empressement et aller remplir nos outres afin de leur donner à boire. Nous sommes conscients du fait que la plupart des enfants de notre pays n’ont jamais entendu l’Evangile de Jésus-Christ. Faisons connaître au plus grand nombre « la plus grande des promesses jamais faite, et ce que Dieu a fait pour la tenir ». « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il est la vie Eternelle. » (Jean 3/16)

Pièce de théâtre, comédie musicale, distribution de la Bible, secours aux plus démunis, distribution de vivres, de vêtements, de jouets, jeux, parrainages d’enfants, soutien à des associations humanitaires et caritatives… Chaque jour depuis longtemps déjà se mettent en place des actions pour répondre aux besoins immenses de tous ces enfants qui souffrent d’une façon ou d’une autre, afin de leur apporter un peu de bonheur, dessiner au-delà des frontières un sourire sur leurs jeunes visages trop souvent marqués.

Toute vie a besoin d’être entendue, comprise au travers de ses attentes, ses aspirations, ses inquiétudes, sa souffrance, sa satisfaction dans son quotidien et sa singularité. Il n’y a pas de plus grande joie que celle de donner ce que nous avons reçu avec abondance. Cette aptitude à voir, à entendre, écouter est essentielle pour éviter le double écueil de ne percevoir l’enfant qu’au travers de concepts théoriques, désincarnants et généralisateurs ou de l’aliéner dans la représentation de notre propre enfance.

L’héritage de Timothée

Jeune garçon, Timothée vit avec l’apôtre Paul, il voit, entend et apprend. « Pour toi tu as suivi de près mon enseignement, ma conduite, mes projets, ma foi, ma douceur, mon amour, ma constance.» Quel témoignage pour un enfant !
Il connaît le prix de la vie avec Dieu. Il en connaît les difficultés : « …mes persécutions, mes souffrances ». Mais ce qu’il a acquis dès son enfance, c’est-à-dire un solide enseignement, va permettre à sa foi de s’enraciner. L’exemple et la conduite de Paul vont guider sa vie. « Toi demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant que tu les as apprises ; dés ton enfance, tu connais les saintes lettres qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. »

Devenu homme, il suivra Paul. Dans ce passage, l’apôtre l’exhorte en lui disant que « Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre.» La Parole de Dieu est indispensable pour nos enfants, elle est le fondement par excellence.

Le témoignage de Paul, reflet de la Parole de Dieu, va marquer la vie de ce jeune garçon, pour l’amener à être à son tour témoin de Jésus–Christ. Ce que Paul transmet à Timothée, c’est l’héritage qu’il a reçu de Jésus-Christ, c’est-à-dire tout ce que lui-même a appris de lui.

L’enfant est comme une terre malléable : il fait confiance ; il est ouvert et à l’écoute ; il est beaucoup plus sensible aux choses spirituelles que l’adulte ; il a soif d’amour et d’absolu.

Nous mobiliser est une vraie nécessité, au sein de l’Eglise et en dehors. Allons vers les enfants de nos quartiers, de notre ville, et en leur transmettant l’Evangile, la Bonne Nouvelle. D’autres, avec des intentions bien moins louables, ont compris cela. Donnons à cette nouvelle génération de vraies valeurs, une espérance éternelle et une raison de vivre qui changera leur monde en un monde moins cruel, et surtout en un monde où l’on pourra librement parler de Jésus, notre véritable espérance.

Engageons-nous :

À respecter l’enfant :
• En tant que personne à part entière,
• En étant à l’écoute de ses besoins, de ses questionnements, de ses difficultés…
• En se donnant les moyens de se mettre à sa portée,
• En mettant tout en œuvre pour encourager son développement et préserver son intégrité physique, affective, psychique, sociale et spirituelle.

À transmettre l’Évangile en tenant compte de l’âge de l’enfant et de son contexte :
• En proposant du matériel, des activités et une pédagogie adaptés,
• En allant aussi à la rencontre de ceux qui ne connaissent pas Jésus-Christ.

À reconnaître la place de l’enfant dans l’église :
• En tant que membre à part entière,
• En le responsabilisant dans la vie cultuelle,
• En l’accompagnant dans sa vie de disciple de Jésus-Christ.

À encourager l’enfant à trouver sa place dans la société en tant que :
• Membre à part entière,
• Citoyen responsable,
• Témoin de Jésus-Christ.

À équiper les parents et tous ceux qui travaillent avec les enfants en proposant :
• Des formations diverses et variées,
• Des outils appropriés.

À prier pour :
• Les enfants de nos églises,
• Les enfants de nos quartiers,
• Les familles,
• Les éducateurs.

Jésus a dit :
« LAISSEZ LES ENFANTS VENIR À MOI. NE LES EMPÊCHEZ PAS ! »

« Refusant une vision nostalgique de l’enfant idéal, nous devons le penser dans son contexte de vie d’aujourd’hui, pour qu’il s’imagine dans sa vie de demain.»