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Le regard de Dieu sur l’enfant

Le regard de Dieu sur l’enfant

 

 

 

 

-> Dieu a choisi des hommes dès leur naissance et même souvent avant : Moïse, Samuel, Samson, David, Jérémie, Jean-Baptiste.

-> Le jour de la Pentecôte, l’apôtre Pierre annonce que la promesse du St Esprit est “pour vous et pour vos enfants” (Actes 2.39).

-> Jésus nous révèle que les anges s’occupent particulièrement des enfants et voient la face du Père continuellement (Matthieu 18.10).

-> La Bible consacre des chapitres entiers à l’éducation des enfants.

-> Jésus a eu une attention toute particulière pour les enfants : “Attention ! Ne méprisez aucun de ces petits !” (Matthieu 18.10)

-> Dans le temple, Jésus répond aux prêtres : “La bouche des enfans et des bébés dit ta gloire, comme tu l’as voulu.” (Matthieu 21.15) Jésus tient compte de la louange des enfants.

-> Jésus est indigné par ceux qui repoussent les enfants tout petits et il les prend dans ses bras. (Marc 10.13)

-> Il nous demande de veiller à ne pas provoquer des occasions de pécher pour les enfants par nos attitudes ou nos paroles (Matthieu 18.6).

-> “… votre Père qui est dans les cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits se perde”. (Matthieu 18.14)

 

Manuel pour enfants de 3 ans

Manuel pour enfants de 3 ans

Par Andrée LOAS
édité par la Ligue pour la Lecture de la Bible
(En vente dans les librairies chrétiennes)

Les enfants apprendront que Dieu a créé tout le monde naturel : pas seulement celui qu’ils peuvent toucher, mais aussi les montagnes, la mer et les astres. Ils découvriront que Dieu est très grand et très puissant, et qu’ils peuvent lui faire confiance.

Nous les ferons aussi participer à la joie des fêtes de Noël et de Pâques en expliquant ce que représentent ces fêtes.

Mais ce qui est vraiment important, c’est qu’ils apprendront à répondre aux dons de Dieu et à son amour. Ils répondront aux dons de Dieu en apprenant à le remercier. Ce seront leurs premières prières hors de la famille.

Ils apprendront à montrer de l’amour pour le Seigneur en lui obéissant, en faisant ce qui lui est agréable. Pour cela, nous aborderons quatre points: obéir aux parents, donner à l’église, partager ce qu’ils ont et aider ceux qui les entourent. Partager et aider sera un apprentissage long et douloureux, mais il n’est pas trop tôt pour enseigner la volonté de Dieu qui consiste à aimer son prochain.

En enseignant aux enfants ce qui est agréable à Dieu, nous les préparons au salut. Comment cela ? En apprenant ce qui est bien selon la Bible, ils constateront assez facilement qu’ils ne sont pas capables de l’accomplir. Peu à peu, ils apprendront ce qu’est le péché. et ils prendront conscience de leur nature pécheresse. Cela les préparera à l’écoute de l’Évangile dans les classes d’école du dimanche.

Dans cette série de leçons, nous ne présentons pas le chemin du salut. En parlant de la bonté de Dieu et de ce qui est bien à ses yeux, nous posons juste les bases qui permettront plus tard d’annoncer Jésus.

20 leçons

(à faire 2 ou 3 fois selon l’absentéisme des enfants)

Jésus aime toute la famille

  • Leçon 1 : Jésus aime les enfants
  • Leçon 2 : Jésus aime les papas
  • Leçon 3 : Jésus aime les mamans

Partageons la joie de Noël

  • Leçon 4 : Le bébé Jésus est né
  • Leçon 5 : La visite des bergers
  • Leçon 6 : Les cadeaux des mages

Réjouissons-nous de la création

  • Leçon 7 : Dieu a fait la mer et les montagnes
  • Leçon 8 : Dieu a fait le soleil, la lune et les étoiles
  • Leçon 9 : Dieu a fait les plantes
  • Leçon 10 : Dieu a fait les animaux
  • Leçon 11 : Dieu m’a fait moi (la tête)
  • Leçon 12 : Dieu m’a fait moi (les membres)

Dieu me garde

  • Leçon 13 : Le grand bateau de Noé
  • Leçon 14 : Jésus arrête la tempête

Nous aimons Jésus

  • Leçon 15 : Jésus obéit à ses parents
  • Leçon 16 : Le cadeau de Marie
  • Leçon 17 : Jésus aide des pêcheurs
  • Leçon 18 : Le repas du petit garçon

C’est Pâques

  • Leçon 19 : Les enfants chantent pour Jésus
  • Leçon 20 : Jésus est vivant

Leçon type de ce manuel :

Série : Dieu me garde
Leçon 13
Le grand bateau de Noé

Un petit enfant est naturellement craintif. Parce que sa connaissance du monde est encore très limitée, tout ce qui est nouveau l’effraie. Il n’aime pas se trouver séparé de ses proches et sa rentrée à l’école maternelle a sûrement été douloureuse.
Les deux leçons de cette série lui apprendront que Jésus est toujours près de lui, et qu’il est là pour l’aider quand il a peur.
Pas plus qu’un adulte, un enfant ne peut comprendre la présence invisible du Seigneur. Mais cela ne va pas lui poser de problèmes.

Ce que l’enfant va apprendre Histoire biblique Chant Matériel
Dieu est toujours avec moi. Je m’en réjouis.

Genèse 6:14-22; 7:7-12; 8:1,14-18

Dieu devant moi (page 67)

  • Dessin de l’arche sous l’arc en ciel (page 59)
  • Un petit bateau en plastique
  • Une cuvette d’eau pour faire flotter le bateau
  • Le CD avec le bruit de la pluie
  • Une petite arche et des animaux en plastique
  • Le dessin d’une grande arche avec une passerelle et des animaux découpés à coller
  • De la colle
  • Photocopies petit format du dessin de l’arche sous l’arc en ciel

La leçon

Le sujet

Vous montrez un joli bateau en jouet.
Les enfants parlent des bateaux, de ce qu’ils savent à leur sujet. Vous faites flotter le bateau dans une cuvette, puis vous annoncez une histoire de la Bible qui parle d’un grand bateau.

L’histoire biblique

Noé aime Dieu. Noé écoute Dieu. Dieu dit à Noé : «Construis un très très grand bateau.»
Noé écoute Dieu : il construit un très très grand bateau. Tap! Tap! Tap! fait le marteau. ZZZ… ZZZ… fait la scie.
Noé travaille longtemps mais un jour, enfin, le grand bateau est terminé.
Dieu dit à Noé : «Entre dans le bateau avec ta famille et les animaux que je t’envoie».
Voilà deux chiens, deux souris… Tous entrent dans le grand bateau de Noé.
Dieu ferme la porte du bateau. Et il pleut (écouter la pluie sur le CD).
Il pleut, il pleut, il pleut. Par terre, tout est mouillé. Dans le bateau, Noé et les animaux ne sont pas mouillés : Dieu les garde.
Il pleut, il pleut, il pleut. L’eau monte et le bateau flotte. Mais dans le bateau, Noé et les animaux ne sont pas mouillés : Dieu les garde.
Il ne pleut plus (arrêter le CD de la pluie). Noé et les animaux sortent du bateau. Ils sont contents. Noé dit : «Merci mon Dieu car tu nous as gardés.»
Montrez le dessin de l’arche sous l’arc en ciel.

Et moi ?

Quand tu es à la maison, Dieu est près de toi, il te garde. Quand tu marches dans la rue, Dieu est près de toi, il te garde. Quand tu es à l’école, Dieu est près de toi, il te garde. Dieu est toujours près de toi.
Chantez : «Dieu devant moi».

Activités possibles

1. Vous racontez à nouveau l’histoire biblique de façon concise (sans le CD ni le dessin) et les enfants imitent vos gestes.
Vous rassemblez quelques chaises pour faire les contours de l’arche où les enfants vont entrer.
Dieu dit à Noé : «Construis un grand bateau.»
Tap! Tap! Tap! fait le marteau. (Faites le geste)
ZZZ… ZZZ… fait la scie. (Faites le geste)
Le bateau est fini. Les animaux arrivent et ils entrent dans le bateau. (Les enfants se lèvent et entrent dans le bateau.)
Il pleut, il pleut, il pleut. Mais dans le bateau, Noé et les animaux ne sont pas mouillés. (Vous placez vos bras en toit au-dessus de la tête.)
Il ne pleut plus. Noé et les animaux sortent du bateau. Ils sont contents. ils courent partout. (Les enfants sortent du bateau et courent dans la salle.)
Les enfants retournent à leur place.
Noé dit : «Merci mon Dieu car tu m’as gardé.»

2. Si vous avez une petite arche et des animaux en plastique, laissez les enfants raconter l’histoire tout en jouant.

3. Dessin collectif (première séance)
Vous affichez sur le mur le dessin d’une grande arche avec une passerelle. Chaque enfant doit choisir un dessin d’animal et le coller sur la passerelle ou faisant la queue pour monter.

4. Coloriage (deuxième séance)
Une photocopie petit format du dessin de l’arche sous l’arc en ciel.

© copyright – tous droits réservés. Auteur : Andrée Loas – Editeur : Ligue pour la lecture de la Bible

logo_ligue   www.laLigue.net

Manuel pour enfants de 2 ans

Manuel pour enfants de 2 ans

Dosé pour lui, adapté à son développement, lui présentant Dieu tel qu’il pourra l’apprécier, l’aimer, et apprendre à lui faire confiance, il peut-être utilisé aussi bien à l’église dans le cadre de la garderie qu’à la maison.

Auteur : Andrée LOAS
Editeur : Ligue pour la Lecture de la Bible
(En vente dans les librairies chrétiennes)

Il comprend 11 leçons très détaillées divisées en trois thèmes :

  • Série 1 : Jésus aime les enfants
    • Leçon 1 : Jésus reçoit les enfants (4 séances)
    • Leçon 2 : Jésus guérit un petit garçon (4 séances)
  • Série 2 : Dieu a tout fait
    • Leçon 1 : Dieu a fait l’eau, les plantes et les animaux (7 séances)
    • Leçon 2 : Dieu m’a fait moi ( 6 séances)
  • Série 3 : Dieu prend soin de moi
    • Leçon 1 : Dieu me protège (3 séances)
    • Leçon 2 : Dieu me donne à manger (3 séances)
    • Leçon 3 : Dieu me donne une famille (4 séances)

Leçon type de ce manuel :

Série 1, leçon 1 : Jésus reçoit les enfants

Pour la première séance, si les enfants n’ont que deux ans et ne vont pas encore à l’école, ils seront très intimidés. Certains vont peut-être pleurer.
Ils ne comprendront pas non plus qu’on leur demande de rester assis quelques minutes.
Cela ne doit pas vous troubler. Vos petits élèves vont savoir peu à peu ce que vous attendez d’eux. Semaine après semaine, ils seront capables de rester plus de temps attentifs au programme.
Si un ou deux enfants sont inquiets, ou s’ils ne restent pas assis une seule minute, que votre assistante les prenne sur ses genoux.

Ce que l’enfant va apprendre Histoire biblique Chant Matériel
– Jésus est gentil.
– Jésus aime les enfants.
– Jésus m’aime. Marc 10: 13,14,16 Jésus aime les petits enfants
Une photo de chaque enfant de la classe
L’image de Jésus avec les enfants (page 64)

La leçon

Premier contact
Les enfants voient leurs photos affichées sur le mur ou posées au sol.
Ils les regardent (cela peut durer longtemps), ils se reconnaissent.
Chaque enfant est nommé.
Cet exercice les mettra en confiance : ils sont connus !

La Bible

Vous dirigez leur attention vers la poupée de chiffon qui est assise face à eux. Elle s’appelle Chouquette. Elle lit la Bible.
Vous prenez la Bible : C’est la Bible. Les enfants répètent «la Bible».
La Bible parle de Jésus.
Vous ouvrez la Bible et vous dites : Écoutez la belle histoire de Jésus que j’ai lue dans la Bible.

L’histoire biblique

Les enfants sont très contents. Ils vont voir Jésus. Dans la rue, la petite fille sourit, le petit garçon saute de joie.
Enfin, ils arrivent près de Jésus, mais ils ne le voient pas. Il y a beaucoup de grandes personnes. Elles écoutent Jésus.
Les enfants essayent de s’approcher de Jésus, mais un homme leur dit : «Allez-vous en, les enfants. Jésus parle aux grandes personnes. Il n’a pas de temps pour vous. Allez-vous en.»
Les enfants sont tristes. Ils ne sourient plus. Ils ont envie de pleurer. Ils ne verront pas Jésus!
Mais Jésus les voit. Ils les appelle: «Venez, les enfants ! Venez ! Je vous aime. Je veux vous voir.»
Les enfants courent vers Jésus. Comme ils sont heureux ! Comme Jésus est gentil ! Il les prend dans ses bras, il leur parle. Oui, Jésus aime les enfants.

Et moi ?

Montrez l’image de Jésus avec les enfants.
Jésus aime les enfants. Jésus aime Marine, Jésus aime Thomas, Jésus aime Camille… (nommez ainsi chaque enfant). Jésus aime les petits enfants comme Marine, comme Thomas…
Chantez «Jésus aime les petits enfants» plusieurs fois tout en montrant l’image de Jésus au milieu des enfants.
Les enfants ne vont pas vous accompagner. Ils se contenteront de vous écouter et de vous regarder, et cela pendant encore bien des semaines s’ils n’ont que deux ans ! Mais ils retiendront peu à peu, et bientôt répéteront un mot par-ci, un mot par-là. Continuez à chanter seul sans vous décourager : les enfants enregistrent tout.

Pour la première séance avec des enfants de deux ans, ce sera tout. Inutile de vouloir en faire plus.

Pour finir

Pendant que les enfants jouent, chantez pour eux : Jésus aime les petits enfants (plusieurs fois).
Prenez les enfants un à un sur vos genoux et chantez «Jésus aime les enfants comme toi».

Les autres séances

Faites cette leçon de base en tout quatre semaines de suite. N’ayez aucune crainte : les enfants ne vont pas se lasser. Ils ont besoin de cette répétition pour apprendre. Revivre ce qu’ils ont déjà vécu produira un sentiment de sécurité, ce dont ils ont grand besoin.
Pour les trois prochaines séances, ajoutez progressivement ces activités :

  • Bible

Vous demandez à un enfant d’aller prendre la Bible et de vous la donner. Les enfants de cet âge ne sont pas habitués à obéir à une consigne. Mais quand ils auront compris ce que vous attendez d’eux, ils le feront avec plaisir.
Quand vous présentez la Bible, les enfants peuvent dire avec vous : C’est la Bible. Elle parle de Jésus. Contentez-vous de les entendre répéter «Bible» et «Jésus». Il est possible que seulement un ou deux enfants sachent le faire. Mais chaque semaine, les enfants prendront un peu plus d’assurance et oseront bientôt parler.

  • Et moi ?

Après l’histoire biblique, dites à chaque enfant individuellement : Jésus t’aime.

  • Pour finir

Faites une petite ronde pour chanter. Mais ne soyez pas trop exigeant. Se tenir par la main pour tourner est quelque chose de tout nouveau pour les petits. Cela prendra plusieurs semaines jusqu’à ce qu’ils sachent le faire, et encore plus de temps jusqu’à ce qu’ils puissent le faire en chantant !

Jésus aime les petits enfants
comme moi (bis)
Petits comme moi
Jésus les reçoit
Jésus aime les petits enfants
comme moi

© copyright – tous droits réservés. Auteur : Andrée Loas – Editeur : Ligue pour la Lecture de la Bible

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L’enfant aujourd’hui : un défi pour l’église

L’enfant aujourd’hui : un défi pour l’église

« S’il est petit, on parle de ses parents ; s’il est adolescent, on s’intéresse à sa délinquance ; dans les institutions, il est souvent l’enjeu du débat, appelé à cautionner les choix des adultes. Il n’est plus l’infant d’autrefois, celui qui ne parle pas. Il s’exprime, la parole lui est donnée. C’est aussi en son nom, au nom de son bien que l’on parle.

L’enfant des politiques, des pédagogues, des sociologues, des psys, des parents, est-il le même ? Cette multiplicité des discours souvent contradictoires, qui fondent les pratiques éducatives occidentales modernes, a entraîné une nouvelle conception de l’enfance qui s’est peu à peu inscrite dans les usages et le droit, et qui affecte les rapports d’autorité, d’éducation et de transmission entre les générations. » (Les recherches du Grappe)

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Et pour Dieu l’enfant qui est-il ? 

Sa créature qu’Il aime, qui a de la valeur à ses yeux. Un être unique à part entière, reconnu. Une personne en devenir, qui fait l’objet de toute son attention et avec qui Il veut communiquer. Quelqu’un qui sera capable d’assumer des responsabilités importantes.

Dieu intervientL’enfant n’a pas changé aux yeux de Dieu, et son amour n’a pas varié à son égard. Dieu ne discourt pas sur l’enfant, Il le connaît parfaitement, il voit où il se trouve, il sait de quoi il a besoin, il est capable de l’entendre et de répondre à son cri. Il l’aime d’un amour incommensurable. Ne dit-il pas dans la Bible : « Si une femme abandonnait l’enfant qu’elle allaite, moi je le recueillerai dit l’Eternel. » « Laissez les enfants venir à moi ! Ne les en empêchez pas » dit Jésus (Luc 18 :16)

J’aime l’intervention de Dieu dans le récit que nous trouvons dans le livre de la Genèse au chapitre 21 du verset 17 à 20. Une servante vient d’être chassée de la maison de son maître avec son enfant dans le désert. Elle pleure et ne sait que faire.

Un ange vient et lui parle : « Dieu a entendu la voix de l’enfant ; dans le lieu où il est. Lève toi, prends l’enfant, saisis-le de ta main ; car je ferai de lui une grande nation. » C’est un ordre, mais avec une promesse. « Je ferai de lui… » « Elle alla remplir d’eau l’outre, et lui donna à boire. Dieu fut avec l’enfant, qui grandit… »

Agar a obéi, Dieu a tenu sa promesse. Il n’abandonna pas l’enfant, mais le bénit. Il est un Dieu qui aime tous les enfants de la même manière, quelque soit la couleur de leur peau, le lieu où ils demeurent, qu’ils soient riches ou dénués de tout. Il est un Dieu de consolation, de miséricorde, un Dieu qui ne fait acception de personne. Il prend soin de sa créature contrairement à ce que nous entendons dire très souvent : « Où est Dieu et que fait-il ? » A croire qu’Il est l’auteur du mal ! Ceci relève d’une grande méconnaissance de sa nature. Rien n’est caché à ses yeux. Il voit les enfants où qu’ils se trouvent, Il connaît leurs besoins, leur soif, dans ce monde si aride. Il nous dit encore : « Levez-vous, saisissez-les par la main. »

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Nous voulons répondre

… avec empressement et aller remplir nos outres afin de leur donner à boire. Nous sommes conscients du fait que la plupart des enfants de notre pays n’ont jamais entendu l’Evangile de Jésus-Christ. Faisons connaître au plus grand nombre « la plus grande des promesses jamais faite, et ce que Dieu a fait pour la tenir ». « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il est la vie Eternelle. » (Jean 3/16)

Pièce de théâtre, comédie musicale, distribution de la Bible, secours aux plus démunis, distribution de vivres, de vêtements, de jouets, jeux, parrainages d’enfants, soutien à des associations humanitaires et caritatives… Chaque jour depuis longtemps déjà se mettent en place des actions pour répondre aux besoins immenses de tous ces enfants qui souffrent d’une façon ou d’une autre, afin de leur apporter un peu de bonheur, dessiner au-delà des frontières un sourire sur leurs jeunes visages trop souvent marqués.

Toute vie a besoin d’être entendue, comprise au travers de ses attentes, ses aspirations, ses inquiétudes, sa souffrance, sa satisfaction dans son quotidien et sa singularité. Il n’y a pas de plus grande joie que celle de donner ce que nous avons reçu avec abondance. Cette aptitude à voir, à entendre, écouter est essentielle pour éviter le double écueil de ne percevoir l’enfant qu’au travers de concepts théoriques, désincarnants et généralisateurs ou de l’aliéner dans la représentation de notre propre enfance.

L’héritage de Timothée

Jeune garçon, Timothée vit avec l’apôtre Paul, il voit, entend et apprend. « Pour toi tu as suivi de près mon enseignement, ma conduite, mes projets, ma foi, ma douceur, mon amour, ma constance.» Quel témoignage pour un enfant !
Il connaît le prix de la vie avec Dieu. Il en connaît les difficultés : « …mes persécutions, mes souffrances ». Mais ce qu’il a acquis dès son enfance, c’est-à-dire un solide enseignement, va permettre à sa foi de s’enraciner. L’exemple et la conduite de Paul vont guider sa vie. « Toi demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant que tu les as apprises ; dés ton enfance, tu connais les saintes lettres qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. »

Devenu homme, il suivra Paul. Dans ce passage, l’apôtre l’exhorte en lui disant que « Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre.» La Parole de Dieu est indispensable pour nos enfants, elle est le fondement par excellence.

Le témoignage de Paul, reflet de la Parole de Dieu, va marquer la vie de ce jeune garçon, pour l’amener à être à son tour témoin de Jésus–Christ. Ce que Paul transmet à Timothée, c’est l’héritage qu’il a reçu de Jésus-Christ, c’est-à-dire tout ce que lui-même a appris de lui.

L’enfant est comme une terre malléable : il fait confiance ; il est ouvert et à l’écoute ; il est beaucoup plus sensible aux choses spirituelles que l’adulte ; il a soif d’amour et d’absolu.

Nous mobiliser est une vraie nécessité, au sein de l’Eglise et en dehors. Allons vers les enfants de nos quartiers, de notre ville, et en leur transmettant l’Evangile, la Bonne Nouvelle. D’autres, avec des intentions bien moins louables, ont compris cela. Donnons à cette nouvelle génération de vraies valeurs, une espérance éternelle et une raison de vivre qui changera leur monde en un monde moins cruel, et surtout en un monde où l’on pourra librement parler de Jésus, notre véritable espérance.

Engageons-nous :

À respecter l’enfant :
• En tant que personne à part entière,
• En étant à l’écoute de ses besoins, de ses questionnements, de ses difficultés…
• En se donnant les moyens de se mettre à sa portée,
• En mettant tout en œuvre pour encourager son développement et préserver son intégrité physique, affective, psychique, sociale et spirituelle.

À transmettre l’Évangile en tenant compte de l’âge de l’enfant et de son contexte :
• En proposant du matériel, des activités et une pédagogie adaptés,
• En allant aussi à la rencontre de ceux qui ne connaissent pas Jésus-Christ.

À reconnaître la place de l’enfant dans l’église :
• En tant que membre à part entière,
• En le responsabilisant dans la vie cultuelle,
• En l’accompagnant dans sa vie de disciple de Jésus-Christ.

À encourager l’enfant à trouver sa place dans la société en tant que :
• Membre à part entière,
• Citoyen responsable,
• Témoin de Jésus-Christ.

À équiper les parents et tous ceux qui travaillent avec les enfants en proposant :
• Des formations diverses et variées,
• Des outils appropriés.

À prier pour :
• Les enfants de nos églises,
• Les enfants de nos quartiers,
• Les familles,
• Les éducateurs.

Jésus a dit :
« LAISSEZ LES ENFANTS VENIR À MOI. NE LES EMPÊCHEZ PAS ! »

« Refusant une vision nostalgique de l’enfant idéal, nous devons le penser dans son contexte de vie d’aujourd’hui, pour qu’il s’imagine dans sa vie de demain.»

Comment enseigner les 2-3 ans

Comment enseigner les 2-3 ans

La préparation du local

L’idéal serait que les petits aient une salle bien à eux, que vous pourrez meubler et décorer à votre goût. Mais ce n’est pas indispensable.

Vous pouvez chaque semaine installer les petites chaises, le tapis, les livres, la poupée de chiffon pour les 2 ans et la Bible dans un coin de la garderie avant que les enfants arrivent. L’enseignement biblique se fera quand tous les enfants seront là. La leçon durera 5 minutes les premières fois, et ne dépassera pas les 20 minutes à la fin de l’année. Après la leçon, les petits joueront comme ils en ont l’habitude.

L’important est que chaque dimanche, l’enfant retrouve les mêmes objets au même endroit. Le rituel est très sécurisant pour elle.

Le tout-petit et la Bible

Si vous voulez que le tout-petit fasse de la Parole de Dieu sa seule référence et aime la lire quand il en sera capable, alors, montrez-lui la Bible, dites-lui que c’est un livre merveilleux qui lui parle de Jésus. Laissez-le toucher le livre avec soin, le caresser, et prononcer son nom.

Quand vous commencez à raconter l’histoire biblique, tenez la Bible ouverte. L’enfant saura ainsi que ce que vous dites vient vraiment de ce livre. Vous la poserez dès que vous aurez les images à montrer.

Dans la classe, la Bible sera toujours au même endroit : soit sur une petite table, soit bien en vue sur une petite étagère basse. Choisissez une grosse Bible sans images et prenez-en soin afin que l’enfant comprenne à quel point ce Livre est précieux pour vous. Très tôt, le tout-petit aura envie de posséder sa propre Bible.

Le mobilier

Des petites chaises en plastique ou en bois de couleur vive.
Un tapis où les enfants s’assoiront pour regarder les albums.
Pour les 2 ans, une petite chaise et une petite table sur laquelle vous poserez la Bible de la classe. Une grande poupée en chiffon sera installée sur cette petite chaise devant la Bible. (Voir le manuel “Chouquette découvre l’Évangile”)
Le tout-petit et la Bible

Si vous voulez que le tout-petit fasse de la Parole de Dieu sa seule référence et aime la lire quand il en sera capable, alors, montrez-lui la Bible, dites-lui que c’est un livre merveilleux qui lui parle de Jésus. Laissez-le toucher le livre avec soin, le caresser, et prononcer son nom.

Quand vous commencez à raconter l’histoire biblique, tenez la Bible ouverte. L’enfant saura ainsi que ce que vous dites vient vraiment de ce livre. Vous la poserez dès que vous aurez les images à montrer.

Dans la classe, la Bible sera toujours au même endroit : soit sur une petite table, soit bien en vue sur une petite étagère basse. Choisissez une grosse Bible sans images et prenez-en soin afin que l’enfant comprenne à quel point ce Livre est précieux pour vous. Très tôt, le tout-petit aura envie de posséder sa propre Bible.

Le matériel dont vous aurez besoin

Un tout petit apprend par les yeux, les mains, la bouche, beaucoup plus que par les oreilles. Il vous faudra donc préparer beaucoup d’objets ou de dessins.
Collectionnez les images d’enfants, de plantes et d’animaux. On trouve de bons imagiers dans n’importe quelle grande surface.
Remarque : le tout-petit aime les images claires, sans trop de détails. Pour illustrer les leçons, une image par histoire biblique suffira.

Attention : pas de bricolage !!!
Un enfant de 2-3 ans n’est pas encore capable de manipuler colle et ciseaux. Alors, pour lui éviter un sentiment d’échec, pas de travail manuel.

Que faire chanter ?

Les tout-petits enfants sont très timides alors vous risquez fort de chanter seul jusqu’au milieu de l’année. Mais ne vous découragez pas, ils retiennent ce qu’ils entendent et un jour, ils chanteront avec vous.

Le vocabulaire d’un enfant de deux ans est très réduit, et limité au domaine de sa vie quotidienne. Choisissez donc des chants très simples au rythme régulier qui correspondent à son vécu. Limitez-vous à un chant par mois, c’est-à dire un par thème.

Chantez lentement et n’hésitez pas à vous arrêter un peu après chaque phrase musicale pour que ceux qui répètent le dernier mot puissent vous rattraper.

Le chant aura sa place tout au long du petit programme. Intercalez le chant avec des activités d’écoute. Toutefois, ne faites pas du chant une activité bouche-trou. Chaque chant doit être amené de telle sorte que l’enfant sache pourquoi il chante et ce que veut dire ce chant.

Pour enseigner un chant, ne faites pas écouter une cassette : les tout-petits distinguent mal une voix enregistrée. Introduisez vous-même le chant comme partie intégrante de la leçon et répétez-le de nombreuses fois.

Le déroulement d’une séance

La Bible

Elle doit avoir une place d’honneur dans la classe. Commencez chaque séance en la montrant et répétant que tout ce qu’on sait sur Dieu, toutes les histoires racontées, viennent de la Bible.

Le sujet

Une image, un objet vont attirer l’attention des enfants et leur donner envie d’écouter l’histoire biblique.

L’histoire biblique

Vous serez face à vos petits élèves, assise sur une petite chaise afin d’être à leur niveau. L’histoire se raconte par cœur, Bible ouverte. On la pose quand il y a une image à montrer. L’attention du tout-petit étant très courte, l’histoire ne dure que deux ou trois minutes, parfois moins.
Lorsque vous montrez une image, arrêtez de parler pendant que les enfants la regardent. Quand tous l’ont bien vue, cachez-la pour continuer l’histoire.

L’application

Dans sa Parole, Dieu parle et il attend une réponse de notre part. Il est de toute importance que l’enfant apprenne très tôt à réagir à la Parole de Dieu.
En enseignant au tout-petit comment Dieu l’aime, a tout créé pour son bonheur, et prend soin de lui, sa réponse à un Dieu si plein d’amour sera tout simplement : merci.

Pour finir

En jouant, en manipulant des objets, l’enfant de 2 ans s’imprégnera de la leçon.

Avec ceux de 3 ans, essayez au maximum de faire jouer les histoires bibliques par les enfants. Ne prenez que les faits principaux afin de ne pas rendre les choses difficiles, et attachez-vous plus aux actes qu’aux paroles : les enfants de trois ans sont encore timides et le langage chez certains est peu développé.

Pourquoi attacher tant d’importance au jeu scénique ? Le petit enfant apprend en imitant les autres. C’est aussi en jouant une histoire biblique que le jeune enfant la comprend vraiment. C’est alors qu’il la fait sienne, qu’il se l’approprie.

A 3 ans, l’enfant peut aussi colorier l’image de la leçon en modèle réduit et peu détaillée : une image trop grande et trop complexe le découragerait vite !

Les tout-petits à l’église

Les tout-petits à l’église

Un article d’Andrée LOAS, missionnaire.

andree_loasInstitutrice parisienne (à la retraite aujourd’hui), Andrée LOAS a suivi la formation pour moniteurs dispensée par l’A.E.E. Elle a ouvert un club d’enfants en Seine Saint Denis, enseigné pendant 13 ans en Tunisie dans l’école primaire d’une mission suisse, formé des moniteurs au Tchad pendant 4 ans, puis collaboré avec une maison d’édition belge (les ELB) pour réécrire et adapter un matériel complet d’école du dimanche destiné à l’Afrique. Ce n’est qu’en 2000 que, conduite par le Seigneur, elle a commencé à s’intéresser à l’enseignement biblique des 2-3 ans, puis a écrit 2 manuels de “leçons bibliques” destinées à cet âge :

Chouquette découvre Dieu

Les touts petits découvrent Dieu

Pourquoi n’enseigne-t-on pas la Bible aux tout-petits dans les églises ?

Est-ce un problème de langage ?
Parce qu’un tout-petit ne bredouille que quelques mots, on s’imagine qu’il ne comprend pas ce qu’on lui enseigne. Or, s’il n’a pas un niveau de langage suffisant pour réagir à l’enseignement, soyez assurés qu’il enregistre tout. En fait, chaque parent sait qu’un tout petit comprend beaucoup de choses !

Trop petit pour comprendre ?

Le problème serait-il plutôt qu’on pense qu’il est trop petit pour comprendre les choses de Dieu ?
Au fait, à quel âge l’être humain a-t-il besoin de Dieu ? Ou, formulé autrement, à quel moment de son développement Dieu considère-t-il l’homme qu’il a créé comme possédant un esprit, c’est-à-dire la capacité de communiquer avec lui ? Si l’homme n’est pas un être spirituel dès sa naissance, à quel âge le deviendrait-il ? Et de quelle manière cela se produirait-il ?
La Bible donne des réponses. Il est dit de Jean-Baptiste qu’il était rempli de l’Esprit-Saint dès le ventre de sa mère (Luc 1:15). Ce fœtus avait bien un esprit pour recevoir celui de Dieu !

Le bébé qui vient au monde est un être complet, c’est-à-dire physique, psychique et spirituel.
Chaque parent s’attend à ce que le corps et l’intelligence de son bébé se développent et il fait de son mieux pour y contribuer. Mais que fait-il pour le développement spirituel de son enfant ? Quel moment attend-il pour commencer à s’en inquiéter ? Comment répond-il à l’ordre du Maître : laissez venir à moi les « petits » enfants, ceux que Jésus a pu prendre dans ses bras pour les bénir ?

fille_dos_sacOu alors, on pense qu’à cet âge, il suffit de l’enseigner à la maison.

Chaque semaine, le tout-petit va avec sa famille à l’église où il y a généralement une garderie. Mais l’église n’a pas une garderie comme les autres. Maman n’y met pas son enfant parce qu’elle a des courses à faire ou qu’elle doit aller chez le médecin. Toute la famille va à l’église pour une raison précise, et le tout-petit aussi.

Pourquoi toute la famille va-t-elle à l’église ? Parce que c’est l’endroit où on parle de Jésus, où on chante pour lui, où on le prie, où on lui dit qu’on l’aime. La Bible a une grande place à l’église: c’est elle qui contient tout ce que l’on sait au sujet de Dieu.
Alors, quand il va à l’église avec toute la famille, le tout-petit va lui aussi découvrir combien Jésus est merveilleux. Il va apprendre à le connaître, le chanter, et le remercier.

Il va voir la Bible, la toucher, écouter ce qu’elle dit et apprendre à l’aimer.
Pour lui comme pour ses parents, l’église sera un endroit très spécial, différent de tout autre endroit. C’est là que se rassemblent ceux qui aiment Jésus.

Manque de locaux ?

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Non, direz-vous, le vrai problème est que nous manquons de locaux.
On ne sait déjà pas où mettre toutes les classes d’école du dimanche! Alors, les bébés…
Vous pouvez chaque semaine installer des petites chaises, un tapis, les livres, la Bible et tout le matériel nécessaire dans un coin de la garderie avant que les enfants arrivent. L’enseignement biblique se fera quand tous les enfants seront là. La leçon durera 5 minutes les premières fois, et ne dépassera pas les 20 minutes à la fin de l’année. Après la leçon, les petits joueront comme ils en ont l’habitude.

Mais qui va pouvoir enseigner cette tranche d’âge si déroutante sans risquer de commettre des erreurs ?
Parce qu’il n’est pas facile de se mettre à la portée d’un tout-petit, l’idéal serait bien sûr une personne mûre et expérimentée. Mais en utilisant un matériel adapté, n’importe quelle personne pourra apprendre à enseigner à condition toutefois :

  • De laisser parler sans broncher ceux qui penseront à haute voix qu’elle perd son temps.
  • De «croire» au tout-petit, d’être certaine de son ouverture aux choses spirituelles et de sa capacité à répondre à l’amour de Dieu.
  • De ne pas être déroutée en voyant arriver ses petits élèves en couche-culotte et le doudou à la main.
  • D’être capable de ne pas se décourager quand elle chantera seule pendant quelques semaines avant que les enfants commencent à ouvrir la bouche pour répéter un mot par-ci par-là.
  • De prendre tellement à cœur la croissance spirituelle des enfants qu’elle potassera sa leçon, préparera son matériel (parfois abondant) et priera avec ferveur pendant la semaine.

 

Cette personne ne sera pas forcément une nurse de la garderie. Elle peut venir faire l’enseignement chaque dimanche tout en assistant à une grande partie du culte. Parce que le tout-petit est craintif, c’est en effet l’idéal si une seule et même personne (ou deux au maximum) enseigne le petit groupe chaque semaine.