La préparation du local
L’idéal serait que les petits aient une salle bien à eux, que vous pourrez meubler et décorer à votre goût. Mais ce n’est pas indispensable.
Vous pouvez chaque semaine installer les petites chaises, le tapis, les livres, la poupée de chiffon pour les 2 ans et la Bible dans un coin de la garderie avant que les enfants arrivent. L’enseignement biblique se fera quand tous les enfants seront là. La leçon durera 5 minutes les premières fois, et ne dépassera pas les 20 minutes à la fin de l’année. Après la leçon, les petits joueront comme ils en ont l’habitude.
L’important est que chaque dimanche, l’enfant retrouve les mêmes objets au même endroit. Le rituel est très sécurisant pour elle.
Le tout-petit et la Bible
Si vous voulez que le tout-petit fasse de la Parole de Dieu sa seule référence et aime la lire quand il en sera capable, alors, montrez-lui la Bible, dites-lui que c’est un livre merveilleux qui lui parle de Jésus. Laissez-le toucher le livre avec soin, le caresser, et prononcer son nom.
Quand vous commencez à raconter l’histoire biblique, tenez la Bible ouverte. L’enfant saura ainsi que ce que vous dites vient vraiment de ce livre. Vous la poserez dès que vous aurez les images à montrer.
Dans la classe, la Bible sera toujours au même endroit : soit sur une petite table, soit bien en vue sur une petite étagère basse. Choisissez une grosse Bible sans images et prenez-en soin afin que l’enfant comprenne à quel point ce Livre est précieux pour vous. Très tôt, le tout-petit aura envie de posséder sa propre Bible.
Le mobilier
Des petites chaises en plastique ou en bois de couleur vive.
Un tapis où les enfants s’assoiront pour regarder les albums.
Pour les 2 ans, une petite chaise et une petite table sur laquelle vous poserez la Bible de la classe. Une grande poupée en chiffon sera installée sur cette petite chaise devant la Bible. (Voir le manuel “Chouquette découvre l’Évangile”)
Le tout-petit et la Bible
Si vous voulez que le tout-petit fasse de la Parole de Dieu sa seule référence et aime la lire quand il en sera capable, alors, montrez-lui la Bible, dites-lui que c’est un livre merveilleux qui lui parle de Jésus. Laissez-le toucher le livre avec soin, le caresser, et prononcer son nom.
Quand vous commencez à raconter l’histoire biblique, tenez la Bible ouverte. L’enfant saura ainsi que ce que vous dites vient vraiment de ce livre. Vous la poserez dès que vous aurez les images à montrer.
Dans la classe, la Bible sera toujours au même endroit : soit sur une petite table, soit bien en vue sur une petite étagère basse. Choisissez une grosse Bible sans images et prenez-en soin afin que l’enfant comprenne à quel point ce Livre est précieux pour vous. Très tôt, le tout-petit aura envie de posséder sa propre Bible.
Le matériel dont vous aurez besoin
Un tout petit apprend par les yeux, les mains, la bouche, beaucoup plus que par les oreilles. Il vous faudra donc préparer beaucoup d’objets ou de dessins.
Collectionnez les images d’enfants, de plantes et d’animaux. On trouve de bons imagiers dans n’importe quelle grande surface.
Remarque : le tout-petit aime les images claires, sans trop de détails. Pour illustrer les leçons, une image par histoire biblique suffira.
Attention : pas de bricolage !!!
Un enfant de 2-3 ans n’est pas encore capable de manipuler colle et ciseaux. Alors, pour lui éviter un sentiment d’échec, pas de travail manuel.
Que faire chanter ?
Les tout-petits enfants sont très timides alors vous risquez fort de chanter seul jusqu’au milieu de l’année. Mais ne vous découragez pas, ils retiennent ce qu’ils entendent et un jour, ils chanteront avec vous.
Le vocabulaire d’un enfant de deux ans est très réduit, et limité au domaine de sa vie quotidienne. Choisissez donc des chants très simples au rythme régulier qui correspondent à son vécu. Limitez-vous à un chant par mois, c’est-à dire un par thème.
Chantez lentement et n’hésitez pas à vous arrêter un peu après chaque phrase musicale pour que ceux qui répètent le dernier mot puissent vous rattraper.
Le chant aura sa place tout au long du petit programme. Intercalez le chant avec des activités d’écoute. Toutefois, ne faites pas du chant une activité bouche-trou. Chaque chant doit être amené de telle sorte que l’enfant sache pourquoi il chante et ce que veut dire ce chant.
Pour enseigner un chant, ne faites pas écouter une cassette : les tout-petits distinguent mal une voix enregistrée. Introduisez vous-même le chant comme partie intégrante de la leçon et répétez-le de nombreuses fois.
Le déroulement d’une séance
La Bible
Elle doit avoir une place d’honneur dans la classe. Commencez chaque séance en la montrant et répétant que tout ce qu’on sait sur Dieu, toutes les histoires racontées, viennent de la Bible.
Le sujet
Une image, un objet vont attirer l’attention des enfants et leur donner envie d’écouter l’histoire biblique.
L’histoire biblique
Vous serez face à vos petits élèves, assise sur une petite chaise afin d’être à leur niveau. L’histoire se raconte par cœur, Bible ouverte. On la pose quand il y a une image à montrer. L’attention du tout-petit étant très courte, l’histoire ne dure que deux ou trois minutes, parfois moins.
Lorsque vous montrez une image, arrêtez de parler pendant que les enfants la regardent. Quand tous l’ont bien vue, cachez-la pour continuer l’histoire.
L’application
Dans sa Parole, Dieu parle et il attend une réponse de notre part. Il est de toute importance que l’enfant apprenne très tôt à réagir à la Parole de Dieu.
En enseignant au tout-petit comment Dieu l’aime, a tout créé pour son bonheur, et prend soin de lui, sa réponse à un Dieu si plein d’amour sera tout simplement : merci.
Pour finir
En jouant, en manipulant des objets, l’enfant de 2 ans s’imprégnera de la leçon.
Avec ceux de 3 ans, essayez au maximum de faire jouer les histoires bibliques par les enfants. Ne prenez que les faits principaux afin de ne pas rendre les choses difficiles, et attachez-vous plus aux actes qu’aux paroles : les enfants de trois ans sont encore timides et le langage chez certains est peu développé.
Pourquoi attacher tant d’importance au jeu scénique ? Le petit enfant apprend en imitant les autres. C’est aussi en jouant une histoire biblique que le jeune enfant la comprend vraiment. C’est alors qu’il la fait sienne, qu’il se l’approprie.
A 3 ans, l’enfant peut aussi colorier l’image de la leçon en modèle réduit et peu détaillée : une image trop grande et trop complexe le découragerait vite !
Un article d’Andrée LOAS, missionnaire.
Institutrice parisienne (à la retraite aujourd’hui), Andrée LOAS a suivi la formation pour moniteurs dispensée par l’A.E.E. Elle a ouvert un club d’enfants en Seine Saint Denis, enseigné pendant 13 ans en Tunisie dans l’école primaire d’une mission suisse, formé des moniteurs au Tchad pendant 4 ans, puis collaboré avec une maison d’édition belge (les ELB) pour réécrire et adapter un matériel complet d’école du dimanche destiné à l’Afrique. Ce n’est qu’en 2000 que, conduite par le Seigneur, elle a commencé à s’intéresser à l’enseignement biblique des 2-3 ans, puis a écrit 2 manuels de “leçons bibliques” destinées à cet âge :
Chouquette découvre Dieu
Les touts petits découvrent Dieu
Pourquoi n’enseigne-t-on pas la Bible aux tout-petits dans les églises ?

Est-ce un problème de langage ?
Parce qu’un tout-petit ne bredouille que quelques mots, on s’imagine qu’il ne comprend pas ce qu’on lui enseigne. Or, s’il n’a pas un niveau de langage suffisant pour réagir à l’enseignement, soyez assurés qu’il enregistre tout. En fait, chaque parent sait qu’un tout petit comprend beaucoup de choses !
Trop petit pour comprendre ?
Le problème serait-il plutôt qu’on pense qu’il est trop petit pour comprendre les choses de Dieu ?
Au fait, à quel âge l’être humain a-t-il besoin de Dieu ? Ou, formulé autrement, à quel moment de son développement Dieu considère-t-il l’homme qu’il a créé comme possédant un esprit, c’est-à-dire la capacité de communiquer avec lui ? Si l’homme n’est pas un être spirituel dès sa naissance, à quel âge le deviendrait-il ? Et de quelle manière cela se produirait-il ?
La Bible donne des réponses. Il est dit de Jean-Baptiste qu’il était rempli de l’Esprit-Saint dès le ventre de sa mère (Luc 1:15). Ce fœtus avait bien un esprit pour recevoir celui de Dieu !
Le bébé qui vient au monde est un être complet, c’est-à-dire physique, psychique et spirituel.
Chaque parent s’attend à ce que le corps et l’intelligence de son bébé se développent et il fait de son mieux pour y contribuer. Mais que fait-il pour le développement spirituel de son enfant ? Quel moment attend-il pour commencer à s’en inquiéter ? Comment répond-il à l’ordre du Maître : laissez venir à moi les « petits » enfants, ceux que Jésus a pu prendre dans ses bras pour les bénir ?
Ou alors, on pense qu’à cet âge, il suffit de l’enseigner à la maison.
Chaque semaine, le tout-petit va avec sa famille à l’église où il y a généralement une garderie. Mais l’église n’a pas une garderie comme les autres. Maman n’y met pas son enfant parce qu’elle a des courses à faire ou qu’elle doit aller chez le médecin. Toute la famille va à l’église pour une raison précise, et le tout-petit aussi.
Pourquoi toute la famille va-t-elle à l’église ? Parce que c’est l’endroit où on parle de Jésus, où on chante pour lui, où on le prie, où on lui dit qu’on l’aime. La Bible a une grande place à l’église: c’est elle qui contient tout ce que l’on sait au sujet de Dieu.
Alors, quand il va à l’église avec toute la famille, le tout-petit va lui aussi découvrir combien Jésus est merveilleux. Il va apprendre à le connaître, le chanter, et le remercier.
Il va voir la Bible, la toucher, écouter ce qu’elle dit et apprendre à l’aimer.
Pour lui comme pour ses parents, l’église sera un endroit très spécial, différent de tout autre endroit. C’est là que se rassemblent ceux qui aiment Jésus.
Manque de locaux ?

Non, direz-vous, le vrai problème est que nous manquons de locaux.
On ne sait déjà pas où mettre toutes les classes d’école du dimanche! Alors, les bébés…
Vous pouvez chaque semaine installer des petites chaises, un tapis, les livres, la Bible et tout le matériel nécessaire dans un coin de la garderie avant que les enfants arrivent. L’enseignement biblique se fera quand tous les enfants seront là. La leçon durera 5 minutes les premières fois, et ne dépassera pas les 20 minutes à la fin de l’année. Après la leçon, les petits joueront comme ils en ont l’habitude.
Mais qui va pouvoir enseigner cette tranche d’âge si déroutante sans risquer de commettre des erreurs ?
Parce qu’il n’est pas facile de se mettre à la portée d’un tout-petit, l’idéal serait bien sûr une personne mûre et expérimentée. Mais en utilisant un matériel adapté, n’importe quelle personne pourra apprendre à enseigner à condition toutefois :
- De laisser parler sans broncher ceux qui penseront à haute voix qu’elle perd son temps.
- De «croire» au tout-petit, d’être certaine de son ouverture aux choses spirituelles et de sa capacité à répondre à l’amour de Dieu.
- De ne pas être déroutée en voyant arriver ses petits élèves en couche-culotte et le doudou à la main.
- D’être capable de ne pas se décourager quand elle chantera seule pendant quelques semaines avant que les enfants commencent à ouvrir la bouche pour répéter un mot par-ci par-là.
- De prendre tellement à cœur la croissance spirituelle des enfants qu’elle potassera sa leçon, préparera son matériel (parfois abondant) et priera avec ferveur pendant la semaine.

Cette personne ne sera pas forcément une nurse de la garderie. Elle peut venir faire l’enseignement chaque dimanche tout en assistant à une grande partie du culte. Parce que le tout-petit est craintif, c’est en effet l’idéal si une seule et même personne (ou deux au maximum) enseigne le petit groupe chaque semaine.
Si nous voulons que les enfants restent intéressés par notre enseignement tout au long de la séance, (et donc éviter le chahut) il est impératif d’y ajouter des activités variées.
Quelles sortes d’activités peut-on faire en application d’une leçon ?
Activités sur le texte

- mots croisés, cachés
- verset codé
- faire une recherche dans la Bible
Activités orales
- questions
- devinettes
- échange par groupe (grands)
- résumé oral de l’histoire en mettant les images à disposition des enfants
- interview d’un personnage biblique
- mime

- témoignages des enfants et des moniteurs
- raconter une histoire
Jeux

Les jeux sont de bons outils d’enseignement (on sait que l’enfant travaille et apprend lorsqu’il joue) pour une accroche, pour la mémorisation du verset, pour réviser. Les jeux mettant en concurrence des équipes sont particulièrement appréciés des enfants. On peut aussi s’inspirer de jeux existants :
- mémory
- jeu de l’oie
- jeu de 7 familles
- puzzle de verset
Travail de créativité

- inventer une saynète ou un sketch sur un thème
- faire mimer le récit biblique par les enfants (petits et moyens)
- composer un chant
- créer une bande dessinée ou un journal
- réaliser ensemble une grande affiche pour la classe
Ouverture vers l’extérieur
- solliciter l’intervention d’une personne extérieure (missionnaire, pasteur…)
- interview de personnes de l’église
- établir des relations avec des enfants d’autres églises (courrier, visites…)
- visiter des personnes âgées et chanter pour elles
- apporter un objet
Création manuelle
Si elle est suffisamment attrayante, l’enfant l’emportera chez lui et la conservera. Cela est important pour certains enfants, car cet objet sera peut-être le seul témoignage chrétien dans leur maison. Cet objet pourra être le support du verset à retenir.

- tableau en reliefcadre ou affiche
- carte
- puzzlesignet
- modelage
- coloriage
- collage
- objet décoré…
Quelques conseils
- Ayez toujours à disposition du matériel pour décorer (paillettes, autocollants, gommettes, feutres…). Les enfants aiment personnaliser leur création et ne demandent qu’à exprimer leur créativité.
- Réalisez un modèle. Cela vous permettra d’apprécier les difficultés du travail, de modifier certains éléments si besoin, et de préparer tout le matériel nécessaire. De plus, les enfants apprécieront de voir et toucher ce qu’on leur demande de réaliser.
- Pour certaines créations manuelles, il est nécessaire que le moniteur réalise à l’avance les étapes les plus difficiles du travail, notamment s’il est seul avec les enfants.
- La fabrication d’une création manuelle est l’occasion de parler en particulier, d’aider, d’enseigner certaines techniques, ce qui est permet de tisser des liens avec les enfants. Il est donc préférable d’être disponible pour eux à ce moment-là.
1. Enseigner à répondre à Dieu
L’enfant peut apprendre qu’il ne doit pas faire la sourde oreille quand Dieu, qui est une personne vivante et présente, lui a parlé. Il peut répondre oui, non, ou plus tard, c’est sa liberté. S’il a bien compris la leçon apportée, l’enfant n’aura pas de difficulté à y répondre. Les autres sujets de prière pourront être apportés dans un second temps.
2. Aider à formuler
L’enfant peut apprendre à formuler une prière cohérente, car Dieu l’écoute, et tout comme l’enfant est intelligent, Dieu l’est aussi, et l’enfant doit le savoir. Mais c’est aussi une prière sincère et honnête. On ne raconte pas n’importe quoi à Dieu pour l’amadouer, pour faire plaisir au moniteur, ou pour épater les copains. Certains enfants ont des difficultés à s’exprimer à haute voix, ou à dire en quelques mots ce qui se passe dans leur cœur. On peut alors poser cette question au groupe : “Qu’allons-nous répondre au Seigneur ?” On peut laisser les enfants s’exprimer, puis les aider à formuler. Cette formulation peut être écrite au tableau. Au cours de la prière, les enfants pourront ainsi y jeter un coup d’œil si besoin. Surtout, bien préciser aux enfants que c’est une aide que vous leur proposez. Ils ne sont pas obligés de prier dans le sens indiqué.
3. Aider à prier
Le moniteur peut proposer à certains enfants de répéter après lui une prière phrase après phrase. Cette méthode peut débloquer des enfants qui ne savent pas prier, mais elle doit rester occasionnelle et ne pas devenir une habitude. Quand il sera plus à l’aise, il pourra s’exprimer de lui-même avec ses propres mots.
4. Enseigner le respect
La séance avec les enfants se déroule dans la bonne humeur et la détente. Cependant, ne tolérons pas de moqueries ou le chahut pendant la prière. L’enfant doit être conscient que Dieu est présent, qu’on ne se moque pas de Lui et qu’on doit respecter ce moment où l’on s’adresse directement à lui. Au besoin, n’hésitons pas à interrompre le moment de prière collective pour ramener les enfants à plus de sérieux.